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Publié le 07 Décembre 2024
Plusieurs communes de Guadeloupe ont pris des initiatives afin de répondre à la forte demande de logements tout en luttant contre le fléau des dents creuses et des logements vacants.
Selon une étude de la Déal et de l'Etablissement public foncier (EPF) de 2017, 17,6% des bâtiments étaient vacants en Guadeloupe et 9,4% des parcelles étaient des dents creuses. Dans un contexte marqué par un espace et des ressources naturelles limités, l’étude souligne que restreindre l’étalement urbain et revitaliser les centres-bourgs représentent des enjeux cruciaux. Pourtant, la surface urbaine a augmenté de 16% sur le territoire entre 2010 et 2019. Aux yeux de Thierry Sabathier, directeur-adjoint de la Déal locale, cette « consommation excessive de terrain » va à l’encontre de la sobriété demandée dans le cadre du ZAN (zéro artificialisation nette des sols).
La directrice de l’EPF, Corine Vingataramin, souligne néanmoins que la déclassification des terrains agricoles est en recul. L’EPF identifie les terrains à l’abandon et a déjà acquis 300 parcelles. Une tâche complexe sur une île où l’indivision successorale bloque le foncier. Plusieurs communes guadeloupéennes ont également pris des initiatives. La commune de Baillif a ainsi été la première à lancer une procédure d’abandon manifeste sur un bâtiment qui doit être remplacé par des logements neufs et des commerces. À Morne-à-l'Eau, 10 bâtiments ont été déclarés en péril imminent avant d’être démolis pour construire un écoquartier. Pointe-à-Pitre prévoit quant à elle de transformer l’ancien CHU en centre d’hébergement et d’insertion. Enfin, aux Abymes, un programme de l'État et de la ville doté de 445 millions d’euros de budget prévoit la démolition de 1200 logements pour en construire 2400 nouveaux.