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Publié le 08 Mai 2024
Certaines communes de Guadeloupe et de Martinique subissent déjà une érosion côtière importante. Une situation d’autant plus inquiétante que les projections du Cerema montrent que le recul des côtes va probablement s’accentuer en Outre-mer dans les prochaines décennies.
Les territoires ultra-marins sont déjà particulièrement touchés par les phénomènes d’érosion littorale. Plusieurs communes de Guadeloupe et de Martinique, comme Sainte-Anne et Basse-Pointe voient ainsi leur territoire grignoté par l’océan. Certaines communes de Guadeloupe, comme Petit-Bourg ou Capesterre Belle-Eau, ont également ordonné l’évacuation ou déplacé des habitants dont le logement est situé sur des falaises qui menacent de s’effondrer sous les effets de l’érosion. Les facteurs à l’origine du recul des côtes sont bien connus : le dérèglement climatique qui augmente ne niveau de la mer et cause une surmortalité des coraux et herbiers, les digues qui modifient les courants, etc.
De plus, le rapport sur les enjeux liés au recul du trait de côte récemment publié par le Cerema laisse présager une accentuation de l’érosion littorale pour l’Outre-mer. La Guadeloupe et la Martinique font en effet partie des départements les plus touchés à moyen terme par l’érosion côtière. Sur les 5 200 logements de l’hexagone qui pourraient devenir inhabitables en 2050, un millier se situe en Outre-Mer. Si rien n’est fait, les prévisions pour 2100 sont encore plus pessimistes : 20 000 logements pourraient être menacés sur les territoires ultra-marins. Une situation d’autant plus préoccupante que sur certains territoires d’Outre-Mer, l’aménagement est dense en zone littorale et les possibilités de recomposition territoriale sont faibles, en particulier lorsqu’il y a beaucoup de reliefs volcaniques dans les terres.